Plaisirs d’été

Bien qu’il nous reste seulement quelques semaines avant la rentrée scolaire et la fin d’été, je vous invite à profiter du beau temps avec un bon livre (ou deux). Moi-même, je commence mes vacances dans deux jours, et j’ai plusieurs livres qui m’attendent. Étant bibliothécaire organisée, je vous présente ma liste de lecture pour les deux prochaines semaines, en ordre de lecture :

Je vais commencer ma lecture avec un livre que j’ai déjà lu au début de cette année, mais qui m’a tellement touché que je dois absolument le relire et le savourer à nouveau est No et moi, par Delphine de Vigan. C’est un récit mené à la première personne, celle de Lou, treize ans, intellectuellement précoce, et élève brillante et isolée. Fille unique délaissée par une mère tombée en dépression après la mort d’un bébé et incomprise d’un père aimant mais prisonnier de son impuissance. En classe, les autres élèves l’appellent « le cerveau ». Pour Lucas et « son air de bagarre » elle est « pépite ». Dans le cours de l’exigeant monsieur Marin, elle a proposé de faire un exposé sur les sans-abri et d’interviewer une jeune femme SDF. À la gare d’Austerlitz où elle vient régulièrement regarder les gens et les trains partir, elle rencontre No. Mais la connaître, tenter de devenir son amie, ne suffit pas ; l’adolescente se met en tête de la sortir de là, comme on dit, et, avec Lucas, ils lèvent une armée du salut à deux combattants pour une opération de sauvetage, trop grande pour eux.

J’attends avec impatience de pouvoir me réserver un jour entier pour lire La vie immortelle d’Henriette Lacks, par Rebecca Skloot, livre inspirée d’une histoire vraie. L’auteure nous introduit Henrietta Lacks, une jeune Noire américaine dont le cancer a permis à la médecine de soigner des millions de personnes, et dont les savants n’ont retenu de son nom que deux syllabes : HeLa. Elle travaillait dans les champs de tabac du Sud des États-Unis où besognaient ses ancêtres esclaves, mais ses cellules, prélevées à son insu, sont devenues l’un des outils les plus précieux de la médecine moderne. Emportée par un cancer foudroyant, en 1951, à l’âge de 31 ans, elle a contribué sans le savoir à la mise au point du vaccin contre la polio, au décryptage des tumeurs et des virus, à la mesure des effets de la bombe atomique, et à des avancées telles que la fécondation in vitro, le clonage ou la thérapie génique. À travers l’histoire de cette femme et de ses proches, Rebecca Skloot nous invite à réfléchir aux enjeux éthiques, financiers et sociaux de la recherche médicale. Récit bouleversant, saga familiale, document historique et objet littéraire : ce livre étonnant aborde des questions simples, à la portée vertigineuse, auxquelles nul ne peut échapper. Qu’attendons-nous de nos médecins ? À qui appartiennent nos cellules ? Quelle place tient l’être humain dans un laboratoire ? De l’âme ou de nos cellules, qu’est-ce qui est immortel ?

Ma troisième lecture sera Un si joli visage, par Lori Lansens. Le jour de ses noces d’argent, seule dans sa maison de Leaford, en Ontario, Mary Gooch, quarante-trois ans, obèse et craintive, attend le retour de son mari. Mais au fond, Mary attend secrètement que sa vie commence enfin, qu’on cesse seulement de lui dire qu’elle a « un si joli visage » en évitant, par gêne ou par politesse, le reste de son corps rond. Elle rêve d’un destin où elle ne serait plus consumée par la faim et par l’inquiétude. Mary Gooch attend. Jimmy ne reviendra pas. Dans une courageuse tentative pour s’évader de sa prison de chair, elle s’envole pour la Californie où, croit-elle, son mari fugueur a trouvé refuge. Au bout de son chemin, elle fera la rencontre de la plus surprenante des femmes : elle-même.

Après une petite pause, passée en lisant quelques tabloïds (c’est l’été – il faut quand même s’amuser un peu, non ?), je sauterais dans Rosa candida, par Audur Ava Ólafsdóttir. Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Finalement, je vais parcourir Soupesoup, par Caroline Dumas, afin de trouver des idées pour les soupers cet automne. Mme Dumas, restaurateuse avec sept établissements Soupesoup au Québec, a inventé la formule idéale pour qui veut manger vite et bien, sans s’ennuyer ! Privilégiant la fraîcheur et la qualité, avec un menu qui change chaque jour, elle a mis au point plusieurs centaines de recettes originales. Petite soupe parfumée, grilled cheese, salade au gré des saisons, mijoté réconfortant ou tartine salée : elle propose dans ce livre tout un choix de repas colorés, savoureux et économiques. Caroline cuisine régulièrement à la télévision et coanime une quotidienne à V Télé. Miam !

Si vous cherchez encore des recommandations de lecture, je vous suggère de consulter notre bulletin mensuel de nouveaux romans. Abonnez-vous aujourd’hui ! 

— Barbara

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